L'empire colonial belge & Bijou

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En 1908, les ambitions coloniales de la Belgique se concrétisent : le Congo devient une dépendance, le Rwanda un protectorat et la concession de Tanjin en Chine tombe sous la domination belge. L'apogée de l'Empire colonial s'étend de 1919 à 1931, marquée par une expansion audacieuse.

Alors que les aspirations coloniales de la Belgique pâlissaient par rapport aux autres puissances européennes, le roi des Belges, stimulé par les ambitions des Ventrue et les murmures d'alliances avec Lassombra et Beryn, a orchestré une expansion territoriale audacieuse. Un compromis unique se dessine, un compromis belge pourrait-on dire, avec des Ventrue comme administrateurs, influençant les notables et les entreprises privées. Les Lassombra supervisent les missions catholiques, étendant la domination spirituelle, et la famille Beryn domine le commerce à travers l'Afrique.

Cependant, Ludmilla van der Holst, qui se concentre sur Bruxelles, ne s'intéresse guère à l'étranger, ce qui permet à d'autres caïnites de s'épanouir sur la scène internationale. Les ambitions de la Belgique s'étendent au-delà de ces accords, tentant d'établir une influence par le biais de comptoirs commerciaux, bien qu'avec un taux d'échec élevé. Les projets de la République du Texas, du Guatemala, de la Guinée et du Brésil témoignent de la complexité des aspirations coloniales.

Les frontières de la Belgique s'étendent jusqu'aux États américains du Wisconsin, de l'Illinois, de la Pennsylvanie et de la Louisiane. Ces frontières, façonnées par les ambitions caïnites, ont été le témoin d'une convergence d'histoires sombres, laissant des empreintes indélébiles à travers le temps et l'espace.

L'éclat du Bijou

C'est à cette époque que le futur primogène des Nosferatu et élève de Nikolaus Vermeulen, Bijou, entre en Belgique.

Tout droit sorti de l'atmosphère huppée du Congo, où ma famille possédait des hectares de plantations. J'ai troqué le prestige des terres ancestrales pour les rues sinistres de la Belgique. Issu d'une famille prometteuse, nous aspirions à une nouvelle vie, à une chance de réaliser le rêve européen. Mais les rêves ont tendance à s'évanouir lorsqu'ils sont forcés d'apprendre leurs leçons à l'école brutale de la réalité.

Ils m'avaient promis l'éducation, le raffinement, une chance de briller ; j'ai obtenu tout autre chose – une position de premier plan dans les affaires de la pègre. L'injustice coloniale a rompu les liens familiaux et m'a laissé naviguer sur un chemin obscur que les manuels n'osaient pas emprunter. L'héritage de notre lignée de propriétaires terriens semblait dénué de sens face à la dure réalité de l'immigration.

La légitimité ? Une plaisanterie tordue. Pourquoi un peuple devrait-il régner sur un autre ? Ma quête de réponses m'a conduit sur des chemins que j'avais évités. Le monde souterrain est devenu mon enseignement après l'école, où, bien qu'évité à cause de ma couleur de peau et de ma taille, j'ai exercé mon cerveau bien supérieur à celui de ces gens laqués. Je n'ai pas grandi dans la rue, mais je me suis adapté plus vite que la plupart des gens.

J'ai grimpé les échelons, un coup d'audace à la fois. J'ai attiré l'attention du patron : François Xavier. Ma première rencontre avec le Colosse m'a bouleversé. J'ai eu des regrets, me demandant comment, issu d'une famille prestigieuse, j'avais pu être mêlé à cette histoire. La pègre, mon exutoire, me semblait un piège que je m'étais tendu à moi-même.

Puis vint l'étreinte – un aller simple pour le club des morts-vivants. FX, notre patron, ne m'a offert ni réconfort ni réponses. Il m'a laissé remettre en question toute mon existence alors que mon corps se décomposait. Les cicatrices de cette affaire resteront à jamais gravées dans ma carcasse. L'héritage de ma famille est maintenant enterré comme un héritage maudit.

Mais je ne suis pas du genre à me morfondre trop longtemps. Je ne m'incline pas, la pègre s'est inclinée devant moi. J'ai écrit mon histoire dans l'ombre des ruelles. J'ai tissé des liens, forgé des alliances, manœuvré dans les sphères complexes du pouvoir. Des rues animées aux ruelles tranquilles, j'ai laissé ma marque.

À cheval entre la haute société et la pègre, j'ai joué mes cartes, toujours avec une longueur d'avance, toujours avec un œil sur le prix. Mon ascension n'était pas seulement une question de survie ; il s'agissait de prouver que la valeur d'un homme n'est pas définie par ses origines, mais par ses réalisations.


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